Jeudi 9 juillet 2009
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Vous voulez un signe que Activison-Blizzard a aspiré toute la méchanceté du monde vidéoludique pour former une entité monolithique du mal ? Même LucasArts, qu'on a abandonné quand ils ont décidé
d'arrêter de faire des jeux d'aventures pour se concentrer sur l'exploitation sans vergogne de la franchise Star Wars, est redevenu un éditeur fréquentable. La raison ? Une volonté affichée de
revenir à leurs heures de gloire, d'abord grâce à la mise à disposition des meilleurs titres de leur catalogue sur Steam, puis par l'annonce de nouveautés principalement faites pour faire plaisir
aux fans de la première heure, mais qui ont le potentiel d'attirer un tout nouveau public aux jeux du monsieur tout doré avec un cil géant au-dessus du crâne. Et la plus grosse annonce dans cette
catégorie, c'est évidemment celle du retour de la légendaire saga Monkey Island, avec d'un côté un remake HD du premier épisode qui devrait arriver la semaine prochaine sur vos machines, et de
l'autre une nouvelle série de jeux développés par Telltale Games, certainement les plus qualifiés pour travailler dans ce domaine, le studio étant composé d'anciens de LucasArts. Et, hasard de rien
du tout, c'est justement de cette nouvelle série qu'on va parler dans les paragraphes qui vont venir. Je lis sur votre visage une certaine non-surprise. Tant mieux.
Donc. Guybrush Threepwood, Mighty Pirate est de retour pour une nouvelle aventure, qui le mettra d'abord aux prises avec LeChuck, son ennemi de toujours lors d'un prologue qui permettra aux joueurs
un peu idiots de se familiariser à l'interface du jeu et à ses contrôles plus qu'inhabituels. Car non, le jeu ne se contrôle pas comme un point-n-click de la belle époque. Ici, on se retrouve avec
une interface hybride, où l'on déplace Guybrush soit à l'aide du clavier, soit en appuyant sur le bouton gauche de la souris tout en imprimant une direction que notre héros suivra, et où on lui
fait faire ses actions comme on le ferait normalement. Le système rappellera forcément celui utilisé dans Wallace & Gromit's Grand Adventures du même développeur, mais son application est ici
plus naturelle bien que tout autant déroutante, et surtout elle permet des effets de mise en scène qu'une interface classique ne permettrait pas. Au pire, vous y jouerez sur le WiiWare, et les
contrôles au combo Wiimote + Nunchuk vous sembleront beaucoup plus naturels.
Une fois ce prologue terminé, vous voilà échoué sur l'île de Floatsam, sans bateau ni bien-aimée mais avec une main zombie qui semble agir de sa propre volonté. Votre quête consistera évidemment à
vous tirer de là, malgré les vents contraires et un savant fou aussi français que sadique qui veut vous amputer la main par curiosité morbide. A partir de là, on se retrouve dans un jeu des
aventures des plus classiques, avec plusieurs péripéties qui se résolvent en trouvant la solution à 3 énigmes un peu faciles -Plus difficiles que la moyenne des autres jeux du studio mais assez
faciles pour qu'un idiot comme moi puisse les résoudre sans faire appel aux indices-, avec les puzzles "spéciaux" ou vous devrez faire appel à votre seule réflexion, l'accès à l'inventaire étant
soit limité soit inutile, pour pimenter un peu le tout. Recette banale donc, sauf qu'on est dans un Monkey Island. Du coup, on se retrouve avec plein de personnages idiots, des jeux de mots
tellement capillotractés qu'ils en deviennent hilarants, et tout plein des joyeusetés auquels la série nous a habitué. Certes, on pourra reprocher au scénario de ne faire que lancer la saison, mais
vu qu'il fait ça de fort belle manière, on ne peut que le pardonner. Et puis merde, c'est le retour de Monkey Island, on retrouve Dave Grossman au poste de Lead Designer, Michael Land pour composer
les musiques et on retrouve même Dominic Armato pour faire la voix de Guybrush. Alors s'il est loin d'être génial, cet épisode reste très bon, et annonce un excellent potentiel pour le futur, que
j'ai hâte de suivre comme la procession funèbre de Michael Jackson.
34,95$ sur le site de Telltale Games, et franchement ça vaut
le coup.
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