Lundi 5 octobre 2009
Mon lectorat chéri, je sais à quel point les temps sont durs pour toi. A cause de la crise, du temps qui se rafraîchit de plus en plus vite et du film de Nicolas Hulot qui t'as persuadé que tu n'étais qu'un singe savant vivant sur un caillou dérivant dans l'espace qu'il est en train de détruire, tu es déprimé. Etant moi-même petit, gros moche et puceau, j'arrive à comprendre ton problème, parce qu'il est vrai que la dépression ça craint comme Marc Emmanuel de Tous Ensemble sur TF1. Et parce qu'il serait très cruel pour moi de remuer le couteau dans la plaie, je vais même te filer un coup de main pour sortir de cette mauvaise passe, parce que tu vois, moi, contrairement à toi, je suis pas un sale égoiste qui passe mon temps à se plaindre. Pauvre con.

Donc, le coup de main que tu attends pour retrouver un sens à ta vie. Simplissime. Tu cliques sur ce lien, tu regardes bien la page et tu cherches le bouton pour acheter la version complète de JUMP!. Cherche même pas à récupérer la démo, on est pas là pour perdre du temps. Pourquoi un tel empressement pour te pousser à perdre 240 MSPoints ? Tout simplement parce que Jump!, c'est la première incursion sur la 360 des braves gars de Arkedo, et toi-même tu sais que c'est des gars bien, parce qu'ils ont fait Nervous Brickdown et Big Bang Mini sur DS qui déchirent leur race et parce que l'un de leurs fondateurs s'appelle Aurélien et que Aurélien c'est un prénom qui a quand même 'achement la classe, en tout cas bien plus classe que ton prénom de merde.

Mais, je vois à ton visage rempli de doutes et de laideur que tu es réticent à acheter un jeu à cause de la seule réputation de ses auteurs aux splendides patronymes au moins pour l'un d'entre eux. Comme je te comprends. même s'il est vrai que tu pues un peu de la gueule. Ca tombe bien, parce que JUMP! est un jeu super réjouissant, qui va te permettre d'oublier un peu tes problèmes personnels et affectifs. Le nom devrait te donner une indication de ce à quoi tu devrais t'attendre. D'ailleurs, je vais te laisser 5 secondes pour essayer de deviner à quoi on a affaire. Tu n'as probablement pas fait ta pause de 5 secondes, espèce de tricheur. Ne me demande pas comment je le sais, mais je le sais. Voilà, les 5 secondes sont passées. Haha quel habile stratagème de ma part. Si tu n'as pas deviné, Jump! est un jeu de plates-formes, et si tu as deviné, arrête de te la pêter, connard. Paragraphe suivant tellement tu m'énerves.

Jeu de plates-formes donc, et même jeu de plates-formes à l'ancienne, petit con. Pour te résumer l'affaire dans un langage que tu pourras comprendre : Toi Jumpboy. Lui géant crabe ennemi. Géant crabe ennemi placer bombes dans niveaux, et toi devoir désamorcer bombes et récupérer pognon. Mais toi devoir aussi éviter de crever comme merde, parce que toi pas avoir de continues et toi mourir en un seul coup. Capice ? Bien. De par cette description, tu as du comprendre que JUMP! était un vibrant hommage aux bons vieux jeux comme on les faisait il y a longtemps, qu'ils soient Mario, Rick Dangerous ou, plus pertinent encore, Bomb Jack, et que de ce fait, il déchirait déja franchement sa race.

Mais s'il n'était qu'un jeu cool, je ne perdrais pas mon temps à t'en parler dans cette colonne que tu perds du temps à lire au lieu de travailler plus pour gagner plus. Non. Ce qui fait de JUMP! un jeu TRES COOL, c'est que non seulement il est bon, mais en plus il est sympa. De ses graphismes à base de gros pixels super mignons qui te foutent des couleurs plein dans ta tête à ses musiques sophistiquées et de bon goût en passant par le paquet de bonnes blagues qui te font bien rigololay quand tu meurs pour la quinzième fois, JUMP! a tout pour devenir un pote avec lequel tu vas passer le plus clair de ton temps, épargnant ainsi le monde de ta présence, parce que bon un jour sans ta sale tronche ça va nous faire du bien.
Par Arez - Publié dans : Jeux Vidéo
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Samedi 19 septembre 2009
Bon, j'ai pas beaucoup écrit ces derniers jours et je m'en excuse, lectorat chéri. Vois-tu, ma récente rentrée m'a un peu sapé le moral, et avec lui s'est en allée l'inspiration, ce qui vous vous en doutez est fort ennuyeux pour écrire ces sottises que vous semblez tant apprécier. Mais heureusement, j'ai trouvé la solution à vos problèmes ainsi qu'aux miens. Puisque vous semblez tant apprécier mon style d'écriture très oral et mes tangentes qui n'ont absolument aucun sens -Je vais en faire une ici parce que je sais que vous l'apprécierez-, voilà ce que je vous propose : Ta gueule Arez, une rubrique irrégulière ou je prends le micro pour vous parler directement à vous dans vos oreilles à vous, parce que je sais à quel point vous êtes impatients d'entendre un gamin parler du nez sur les jeux vidéos. Dans ce premier épisode, on parle de DJ Hero.

(Faut cliquer sur l'image pour avoir le son, hein)
Par Arez - Publié dans : Jeux Vidéo
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Mercredi 16 septembre 2009
Black & Decker font du porno, épisode 1
Par Arez
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Dimanche 23 août 2009
Laisse-moi te raconter une histoire, que cette colonne puisse me servir une fois de temps en temps d'éxutoire pour mon égo. Ca a commencé y'a bien deux semaines de cela, alors que je végétais devant mon téléviseur, attendant avec impatience le Juste Prix, comme quasiment tous les soirs depuis que l'émission à la gloire du consumérisme moderne est revenue. Comme d'habitude avec TF1, les pages de pub de la période 18-20h sont encore plus longues qu'un jour sans pain, et mon cerveau disponible gobe sans rechigner le gloubi-boulga de messages vantant les mérites de tel ou tel produit, avec parfois une rasade de Coca-Cola pour faire descendre le tout.

Soudain, le son syncopé d'une voix tentant tant bien que mal de sonner japonais retentit. Puis une voix off horripilante prend le relais, posant une question qui résonne encore aujourd'hui dans ma tête. "Vous êtes fans de manga ?", elle demande, ignorant les règles les plus élémentaires de grammaire imposant l'inversion du sujet et du verbe quand on pose une question. Puis on voit la démonstration du produit : Une méthode miracle en plein de fascicules bien trop chers pour apprendre à faire les mêmes dessins que tout le monde sans avoir la moindre once d'originalité, avec bien entendu les accessoires que tout parfait petit crétin se soit de posséder pour nourrir ses rêves de devenir le prochain Akira Toriyama. Pitoyable.

Reste la question. "Suis-je fan de manga ?", m'interrogeais-je alors. Les quelques conventions auxquelles je me rendais me servaient plus de moyen d'occuper mon ennui tout en allant à la rencontre des quelques personnes sur Internet que je peux considérer comme des amis, je ne fais que des passages très ponctuels dans le rayon manga de la Fnac, venant uniquement pour prendre les quelques titres que je cherchais, sans jamais m'arrêter pour me poser et lire quoi que ce soit qui pourrait élargir mes intérêts (et ma bibiliothèque), et j'ai beaucoup de mal à m'intéresser aux animés du moment (Du coup, j'en attends beaucoup trop de la moindre production autour de laquelle il y a un peu de hype et ensuite les gens viennent me balancer des caillous virtuels qui font un peu mal mais pas trop). Ajoutez à ça que le fan de manga moyen auquel la pub semble s'adresser est un abruti fini, qui quand il n'est pas chez lui à mater des fansubs de Bleach passe le plus clair de ses journées à Konci, ou il bave sur toutes les jolies contrefaçons dans les vitrines, et vous comprenez assez rapidement que l'adolescent que je suis devait se séparer de ce mouvement, histoire de prouver au monde entier qu'il était plus différent encore que tous ceux qui se sont dit différents.

Du coup, tel le méchant mari dans un épisode de Cas de Divorce, il m'est venu l'envie d'aller papillonner de ci de là. Et comme la bande dessinée francophone est devenu le territoire d'éditeurs publiant tout et n'importe quoi mais surtout de la merde, il ne me restait plus qu'une option viable : le fabuleux monde du comic américain. Certes, ils requièrent pour la plupart d'avoir au préalable un certain bagage de connaissances, mais à une époque ou tout est classé et répertorié sur Wikipédia par une poignée de fans obsessifs compulsifs, le problème se pose de moins en moins. Et si tu ne fais pas confiance à Wikipédia, je suis là pour t'aider, lecteur adoré. Bon, je peux pas te promettre qu'après mes cours accélérés tu soie capable de t'avaler tout Final Crisis d'un seul coup, mais je peux au moins essayer de te faire partager mon voyage.

La première escale de notre voyage, c'est Batman. Parce que tout le monde connaît Batman. Son dessin animé déchire, ses films déchirent, et même ses jeux vidéos déchirent. Mais si tu as vécu sous un rocher ou si Endless Eight a détruit tes neurones, laisse-moi te faire une petite présentation. Il était une fois Bruce Wayne. Bruce Wayne est un gosse de riche. Son père est docteur et sa mère est l'héritière d'un grand groupe de l'industrie chimique, mais t'inquiète pas ce sont des gens sympas, qui font des dons à des associations et qui ont leur carte au PS. Ils sont tellement sympas qu'ils emmènent régulièrement leur gamin au cinéma. Un soir, alors qu'ils rentrent d'une projection du Masque de Zorro - Pas la version avec Antonio Banderas hein, probablement la version de 1940 -, les Wayne se font accoster par un malandrin du nom de Joe Chill, qui veut prendre l'argent et les bijoux de monsieur et madame Wayne. Ne pouvant supporter leur refus de lui céder leurs possessions, Joe tue les parents du jeune Bruce. Traumatisé par leur mort, il décide de combattre le crime et les forces du mal. Pour cela, il passe plusieurs années de sa vie à suivre un entraînement extrêmement rigoureux et à manger 5 fruits et légumes par jour histoire de devenir le meilleur détective du monde et de pouvoir botter des culs de criminels. Et comme il a envie que les criminels flippent leur race en pensant à lui, il décide de prendre l'identité secrète de Batman, parce que quand il était gamin il avait grave peur des chauves-souris, parce que bon c'est vrai que ces salopes sont vachement flippantes.

Maintenant que tu sais tout ça, je vais te faire quelques recommandations de lectures qui devraient t'intéresser parce qu'elles déchirent leur race et qu'elles sont vachement intéressantes à lire. Pour les trouver, sachant que c'est quasiment mission impossible de les trouver dans nos vertes et jaunes librairies, je te recommande très chaudement d'aller voir du côté de chez Amazon, qui ont absolument tout ce qu'il te faut, outils et matériaux :

- Tu trouves que mon introduction est un peu naze. Tu te demandes comment Bruce Wayne a bien pu devenir Batman, et tu as besoin de passer tes pieds dans le pédiluve avant de t'attaquer au grand bain. Lis Batman : Year One, de Frank Miller et David Mazzucchelli, référence absolue dès qu'il s'agit d'évoquer les débuts du Dark Knight et de son grand copain le commissaire Gordon. La meilleure histoire de Batman de tous les temps si tu veux mon avis, et tu veux mon avis parce que là en l'occurence j'ai raison. En plus, ça peut te servir d'introduction au fabuleux monde des comics tellement c'est bien. foutu.

- Ensuite, tu me fais plaisir et tu enchaînes avec The Dark Knight Returns, par Miller tout seul. Encore une grosse référence, avec cette fois une aventure qui se passe dans le futur, avec un Batman qui sort de sa retraite pour botter des culs dans un grand baroud d'honneur qui va le pousser à ses limites. Carrément classe, avec en prime une superbe exploration de la nature de Batman et de sa place dans la vie de Gotham. Oh, et Superman se prend une sacrée branlée. Que demander de plus, si ce n'est la paix entre les peuples, un sandwich et une pipe ?

- Je sais ce que tu vas me dire, jeune pucelle encore émoustillée par la performance de Heath Ledger dans The Dark Knight. "pkoi ta pa parlé du joker sérieu il déchir tro c pa possible de lavoir oublié". Tu aimes le Joker, et tu as raison. Et puisque tu tiens tant à en savoir plus sur lui, je te conseille très chaudement la lecture de The Killing Joke, écrit par un certain Alan Moore et illustrée par l'excellent Brian Bolland. Parce que c'est la meilleure histoire du Joker, et que dedans tu vas pouvoir y trouver une explication de l'origine du Joker, et par effet de miroir une nouvelle exploration dans la psyché de Batman. Et ça, comme on dit chez les amateurs de Flan, Yabon.

- Enfin, parce que tu aimes à être au top de l'actualité, tu vas me faire le plaisir de lire Arkham Asylum : A Serious Place on Serious Earth, de Grant Morrison et Dave McKean. D'abord parce que les illustrations de McKean sont absolument sublimes, entre réalité et onirisme, arrivant ainsi à capturer l'ambiance chaotique qui règne dans cet endroit. Ensuite, parce que Morrison arrive à installer le doute comme personne, questionnant la santé mentale de Batman comme personne ne l'avait fait avant lui, et que rien que pour ça il mérite une médaille. Bon, à part le titre, y'a pas beaucoup de rapport avec le jeu vidéo, mais au moins t'auras lu un bon bouquin et c'est exactement l'objectif que je me suis donné.

Bon, avec ça normalement t'es blindé. Pour le reste, je laisse faire ta curiosité et j'espère que tu vas bien vouloir continuer avec moi le voyage dans le fabuleux monde des comics, histoire que je me sente pas tout seul.
Par Arez - Publié dans : Culture
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Samedi 15 août 2009
Moi qui aime à hurler sur tous les toits que je suis encore plus HARDCORE qu'un type très très HARDCORE, je devrais sans doute adorer 'Splosion Man. D'abord parce que c'est le nouveau jeu des allumés de Twisted Pixel, qui se sont fait connaître grâce à The Maw, jeu d'action-aventure mignon, gentil et carrément sympa, même si un peu court, un peu comme mon pénis (mis à part la partie ou j'ai dit qu'il était un peu court). Ensuite, parce que comme son prédécesseur, ce jeu a une putain de personnalité. Que ce soit son personnage principal, dont les animations et les quelques répliques qu'il balance le font plus passer pour un gamin hyperactif que pour le psychopathe aux pouvoirs incroyablement destructeurs qu'il va asser rapidement se révéler être, ou l'incroyable attention au moindre petit détail dont ses développeurs ont fait part, notemment au niveau de la musique, tout est fait pour offrir au joueur absolument HARDCORE que je suis une expérience aussi agréable et amusante que possible.

Tenez, j'étais même prêt à oublier les quelques défauts que le jeu affiche sur le plan technique. Oui, moi qui suis gros, myope, acnéique et qui regarde avec attention le compteur d'images par seconde de tous mes jeux pour m'assurer que jamais au grand jamais l'image passe en dessous du cap déja à la limite de l'acceptable des 30 images par secondes, j'étais prêt à oublier les étonamment longs temps de chargement entre chaque niveau ou les décors, d'une répétitivité virant parfois à la monotonie. Oui, j'aurais pu pardonner 'Splosion Man pour ces offenses, certes moindres mais néanmoins présentes. Parce qu'être HARDCORE, c'est aussi savoir passer outre les limitations techniques afin de pouvoir aimer les jeux pour ce qu'ils sont. (Un peu comme les nanas moches en boîte de nuit, ou moi lors du bal du lycée)

Mais comme vous pouviez sans doute vous en douter, je n'aime pas 'Splosion Man. Tout simplement parce que sous ses abords franchement sympathiques, 'Splosion Man est incroyablement frustrant. Et puisque le problème ne peut pas venir de la jouabilité, les contrôles répondant au quart de tour, il n'y a qu'un coupable à cette frustration : le level design absolument désatreux. A cause de cela, le jeu possède un rythme schyzophrène, encourageant le joueur à aller extrêmement vite tout en le forçant à faire attention à des pièges mortels qu'il est impossible de voir venir sans connaître le niveau à l'avance (Ou avoir des capacités précognitives) et auxquels il est extrêmement difficile d'échapper, le moindre écart étant puni par la mort immédiate et le retour au checkpoint précédent. Du coup une fois le niveau terminé, ce n'est pas la fierté d'avoir traversé une difficulté insurmontable que l'on ressent, mais plutôt le soulagement d'en avoir fini avec ce niveau pour passer au suivant. Et ça, c'est quand le jeu ne s'arrête pas complètement pour vous forcer à affronter un ennemi, lors de combats extrèmement ennuyeux.

Bref, 'Splosion Man est incroyablement décevant. Sévère sans jamais être juste, il confond "difficile" et "impossible" sans jamais utiliser à leur plein potentiel ses bonnes idées. Si c'est ça être HARDCORE, alors je suis triste.
Par Arez - Publié dans : Jeux Vidéo
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  • : Arez contre le Reste du Monde
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  • : Loisirs
  • : A tort où à raison, ils ont voulu le faire taire. Malheureusement pour eux, ils ont échoué. Pas foutu de rentrer dans le rang, il part maintenant en croisade contre le monde entier, sans doute plus par connerie qu'autre chose. Suivez-le dans sa guerre contre l'animation japonaise, les jeux vidéos et tout ce qui pourra passer à sa portée. Ce qui serait encore plus classe là, c'est que j'arrive à caser le titre du blog. Genre, "Voici son combat. Voici Arez, contre le reste du monde".
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